Exposition de Marcos Uriondo

Du 03 Janvier 2022 au 06 Février 2022
87 rue Marcadet 75018 Paris
    Avec
  • Marcos Uriondo

À venir

Printemps 2022 (les dates seront précisées ultérieurement) : exposition monographique de l’artiste Marcos Uriondo, suite au Prix indépendant décerné lors la 69e édition de Jeune Création, plus d’informations prochainement.

L’artiste

Marcos Uriondo : www.marcosuriondo.com
Résident Chez Kit à Pantin : https://chezkit.fr
Instagram : @marcos_uriondo

Biographie

Né en 1990 à Madrid (Espagne), l’artiste plasticien Marcos Uriondo vit et travaille à Paris depuis 2017. Il est actuellement membre de ChezKit à Pantin. Il s’agit d’un artist run space où il dispose d’un atelier. 

Il se forme en philosophie et beaux-arts à l’Université Complutense à Madrid. En 2012, il s’installe à New York et travaille sur les œuvres de la collection permanente de l’Hispanic Society of America. En parallèle, il suit des cours de peinture à l’Art Students League. À son retour en Espagne en 2013, il travaille comme professeur à la Barcelona Academy of Art. 

En 2016, il devient assistant de l’artiste Nick Devereux à Brières-les-Scellés, en Essonne. Ce travail lui permet de commencer à s’intéresser au glitch et à la peinture minimaliste. En 2017, il décide de s’installer à Paris pour développer sa propre pratique plastique. 

La démarche artistique de Marcos Uriondo s’articule autour de plusieurs techniques : la peinture, la sculpture, le collage et l’installation. Il combine des images numériques pour ensuite les traduire en images plastiques via des médiums et des matériaux différents. Son travail s’inscrit dans le genre du paysage qu’il développe grâce à des outils de manipulation d’images virtuelles. Ses paysages peuvent être digitaux, comme la série #FFFFFF, des peintures d’après des codes couleurs html ; ou textuels, comme dans la série Textos, des dessins réalisés avec une machine à écrire. Dans ses toiles, la peinture est le dénominateur commun qui homogénéise les éléments numériques. 

Dans les œuvres de l’artiste les plans et les matières se superposent. Il joue avec la profondeur à travers des surfaces planes. Il transforme et déforme des objets domestiques et quotidiens. Sa recherche se focalise sur l’idée d’espace et de sa perception sous un point de vue anthropologique, phénoménologique et subjectif. 

Le travail de Marcos Uriondo s’interroge sur les frontières entre le monde physique et le monde virtuel. Sa peinture veut aller au-delà de la capacité d’enregistrement de la réalité que le medium de la photographie nous offre, en décloisonnant les limites de l’espace physique et mental. 

En 2019, l’artiste participe au salon international d’art contemporain YIA – Young International Artists. En 2020, il est un des 55 artistes choisis pour la 69e édition de l’exposition de Jeune Création à La Chaufferie à Romainville. L’installation Yo estuve allí présentée à cette occasion lui fait gagner deux prix : le Prix indépendant d’art-exprim et le Prix indépendant de la Galerie du Haut Pavé.  

En février 2021, la Galerie du Haut Pavé accueille sa première exposition personnelle : L’exposition que j’aurais aimé vouloir faire. Cette exposition est une réflexion autour du langage, l’artiste veut montrer comme les mots du vocabulaire et les jeux linguistiques influencent notre rapport aux autres et notre positionnement dans le monde. Chaque œuvre est une anecdote qu’il a vécu et transformé en forme plastique. 

Les œuvres de Marcos Uriondo ont été présentées lors des nombreuses expositions collectives, entre autres : Déjà-vu (2019), Deux vermouths ne font jamais mal (2018) et That same far place (2018) à ChezKit à Pantin ; Novembre à Vitry 18 (2018) et Novembre à Vitry 17 (2017) à la Galerie Jean Collet à Vitry-sur-Seine ; D’autres Migrations (2017) et Série, je t’aime (2017) à la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA) à Paris ; Represent (2015) au 20th Century Theatre à Londres ; Mod Portrait (2014) au Museo Europeo de Arte Moderno à Barcelone et Red Dot (2014) à l’Art Students League à New York.  

Marcos Uriondo est représenté par la galerie Jean-Marie Oger à Paris.  

Présentation du projet d’exposition

Suite au prix indépendant décerné par art-exprim lors de la 69e édition de Jeune Création, Marcos Uriondo est invité à présenter son travail lors d’une exposition monographique au sein d’art-exprim dans le courant du premier semestre de l’année 2022. Véritable projet en gestation, l’exposition rendra visible les dernières expérimentations de l’artiste dans un contexte architectural atypique qui est celui de l’espace d’exposition d’art-exprim.  

Dans la continuité du développement de la démarche artistique de Marcos Uriondo, ce nouveau projet prendra appui sur les notions de langage, de malentendus linguistiques et de son rapport à la langue française, qui n’est pas sa langue natale. Dans une approche plastique et in situ, il donnera suite à son exposition intitulée L’exposition que j’aurais aimé vouloir faire réalisée à la galerie du Haut Pavé à Paris en février 2021. Il part d’un constat : il y a une mauvaise traduction de Silicon Valley, qui littéralement signifie Vallée du Silicium. De cette réflexion, l’artiste envisage l’utilisation centrale du silicone (dioxyde de silicium en est la base chimique) pour cette future exposition à art-exprim. 

La matière souple et coulante du silicone sera utilisée comme métaphore de l’immatérialité des nouvelles technologies et de l’apparente absence des limites du grand pôle industriel de la Silicon Valley à San Francisco. 

La notion de paysage sera elle aussi abordée dans le jeu de la matière notamment à travers la viscosité et la translucidité du silicone. Il s’agira d’un paysage à la fois imaginaire et symbolique, il évoquera la réflexion de l’artiste autour de l’industrie de la high tech et de son histoire. Le rapport entre les États-Unis et l’Europe lors de la Seconde Guerre Mondiale sera aussi abordé d’un point de vue de l’industrie militaire et de son influence sur la modélisation du paysage contemporain. Des images en 3D ainsi que des volumes prendront corps dans l’espace d’exposition du 87 rue Marcadet à Paris. Des peintures s’inspirant des modèles numériques et des impressions seront aussi présentées. La question de l’accrochage est, elle aussi, un élément central pour l’artiste : un travail nécessaire sur l’espace, en écho à une « vallée de silicone ».